Le Dégueuloir
Choranche
L’histoire débute en 69, ouverture du toit du lyonnais... premiers hommes grimpants à fouler ce pied de falaise. Puis toute une série de voies, où il est plus important d’être bon bricoleur que bon grimpeur, le rocher étant suffisamment pourri pour s’excuser de tirer à tout ce qui dépasse, que ce soit en bois ou en métal! En 2008, quelques vertacomicoriens d’adoption, font une visite de circonstance pour jeter un œil à ces coulées qui lorgnent depuis un moment, là où il y a de l’eau, un jour il y aura des colonnes... Le Dégueuloir s’ébauche doucement, suprême mais désespérément humide... qu’à cela ne tienne, la patience sera de mise, quelques lignes sont ouvertes sur le secteur du bas, et les cordes laissées en attente. Année 2020, du temps et quelques sécheresse plus tard, Vincent Meirieu reprend l’histoire là où la virgule attendait patiemment. Le potientiel n’est pas monstrueux, mais du gros dévers à colo, ce n’est pas si courant dans le Vercors, alors c’est reparti pour une session de brossage et reprise en main de toutes les voies qui sont enfin sèches. Le résultat est probant et a de nombreux avantages. Plutôt en condition par temps sec et chaud, les voies passent à l’ombre vers 13h30, on y trouve de quoi satisfaire tout le monde et le pied de falaise est agréable.
Du parking passer l’accueil des grottes de Choranche et continuer sur le chemin d’accès principal. Dépasser le porche d’entrée des grottes, et continuer jusqu’à la passerelle qui traverse le ruisseau du Gournier (à droite de l’embranchement). Une fois la passerelle dépassée, prendre le sentier qui démarre à droite juste derrière une estrade de bois. Le suivre sur 200m puis prendre à la bifurcation la sente qui monte à droite (quelques mains courantes). On rejoint le secteur papillon.
Rocher étonnant, toujours sec et pas si pourri que ça. Les voies sont parfois un peu engagées et les cotations un peu sévères